» Les enfants paient un prix élevé à la crise sanitaire  » – Le Journal du Médecin
Wanda NARA wife of Mauro ICARDI and her child during the Friendly match beetwin Paris Saint Germain and Celtic at Parc des Princes on July 21, 2020 in Paris, France. (Photo by Anthony Dibon/Icon Sport)

 » Les enfants paient un prix élevé à la crise sanitaire  » – Le Journal du Médecin

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Photo © Icon Sport

 

Dr Carl Vanwelde Tombé de la troussé – le visage du malheur– Dr Carl Vanwelde
 
 » Nous devons d’urgence trouver un équilibre entre d’une part le bien-être psychosocial et l’intérêt supérieur de l’enfant et d’autre part le prix élevé que les enfants paient pour cette crise « , souligne JOY, plateforme d’informations sur les enfants et la Covid-19 à l’intention des enfants et jeunes, de leurs parents, des travailleurs et prestataires de soins à l’enfance et à la jeunesse et des enseignants.
 
La plateforme JOY est une initiative de la Belgian Pediatric Task Force avec le soutien de toutes les autorités, la Commission nationale pour les droits de l’enfant, une plateforme de concertation entre plus de 90 acteurs gouvernementaux et non-gouvernementaux des droits de l’enfant en Belgique, le Délégué Général aux Droits de l’Enfant, de la Fondation Roi Baudouin et UNICEF Belgique. JOY est soutenue par sa  » marraine « , la Première ministre Sophie Wilmès, également mère de 4 enfants.
 

JOY  » demande plus d’attention sur l’énorme impact négatif de la crise du Coronavirus sur le développement, le bien-être et la sécurité de tous les enfants belges, et en particulier les plus vulnérables. La limitation de la bulle, la fermeture des écoles, la rareté des contacts avec amis et famille et le manque d’activités sociales, sportives, créatives et culturelles a lourdement touché notre plus jeune génération « .

Les enfants sont moins sujets aux infections et s’ils sont infectés, ils sont moins gravement malade.

Ann De Guchtenaere, Secrétaire Générale de la European Academy of Pediatrics et présidente de l’Académie belge de pédiatrie explique :  » Au début de l’épidémie, il y avait beaucoup d’incertitude sur le rôle des enfants quant à la propagation du virus. Entre-temps, de nombreuses études ont montré que les enfants en âge de fréquenter l’enseignement primaire ne sont pas le moteur de la crise de la Covid-19. Ils sont moins sujets aux infections et s’ils sont infectés, ils sont moins gravement malade. Les études disponibles sur les jeunes, soit les jeunes en âge de fréquenter l’enseignement secondaire, convergent dans ce sens même si ces données doivent encore être consolidées. Maintenant que les choses sont plus claires à ce sujet, il est urgent que nous diffusions largement ces connaissances afin de limiter autant que possible l’effet négatif de la crise sur le développement des enfants et les jeunes. Avec la mise en place de ces nouvelles mesures, ne prenant pas en compte les enfants de moins de 12 ans dans la bulle, on voit déjà que le gouvernement a pris cette réalité en compte. Le durcissement des mesures vise à assurer un redémarrage normal des écoles en septembre. »

Problèmes sommeil et anxiété

 » Les enfants paient un prix trop élevé durant cette crise sanitaire. Les conséquences des précautions sur leur développement, non seulement maintenant, mais peut-être même pour la vie, sont disproportionnées par rapport à la place qu’occupent les enfants dans cette pandémie. Problèmes de sommeil, troubles anxieux et de l’humeur, perte et augmentation de l’appétit, problèmes de motivation scolaire et de concentration,…: ce sont des symptômes inquiétants, que les enfants les plus vulnérables rencontreront plus fréquemment « , ajoute Delphine Jacobs.  » Avec JOY, nous voulons souligner l’importance et l’effet positif du sport, de l’école, des loisirs et des activités, des amis et de la famille sur le bien-être des enfants. « 

JOY souligne également que la crise sanitaire comporte un risque d’atteinte aux droits des enfants. JOY veut donc créer un réflexe pour leur protection.

 » Nous soulignons également l’importance d’une communication adaptée et dirigée vers les enfants et les jeunes, en vue de leurs droits à l’information et à la participation « , précise Karen Van Laethem, Présidente de la Commission nationale pour les droits de l’enfant.

L’école manque à 75% des enfants flamands

Une enquête en ligne à grande échelle auprès de 44.000 enfants néerlandophones (8-17 ans) révèle que :

-Un enfant sur 3 a peur de tomber malade et 2 enfants sur 3 ont peur pour leur famille et leurs amis.

-Un enfant et 1 adolescent sur 2 disent que les disputes à la maison sont plus fréquentes.

-Un enfant et 1 adolescent sur 10 subissent parfois des violences physiques ou verbales. Parmi ces enfants, la majorité indique que la violence est plus courante depuis l’apparition du Coronavirus.

-L’école manque à 70% des enfants et 45% des jeunes.

-85% des enfants disent vouloir retourner à l’école contre 72% chez les jeunes.

-Près d’un enfant sur deux déclare avoir plus de stress en travaillant à la maison pour l’école.

-Pour 1 sur 4, il y a trop d’activité à la maison pour faire ses devoirs. Près de la moitié des enfants ne comprennent pas toujours leurs devoirs et 1 jeune sur 4 a des difficultés pour suivre le travail scolaire.

-Un enfant sur cinq joue tout seul.

-16% des enfants et 17% des jeunes disent ne pas avoir  » un endroit à eux « . Chez les jeunes, 1 sur 10 dit ne pas pouvoir bien se détendre à la maison. Il y a beaucoup d’enfants et de jeunes qui ne sortent plus ou seulement occasionnellement.

 » Il est indéniable que les mesures relatives au Coronavirus ont un impact sur les émotions et le bien-être des enfants et des jeunes. Ces chiffres montrent une fois de plus l’importance d’une information correcte pour réduire l’anxiété et les peurs et pour rétablir l’équilibre « , conclut Ann De Guchtenaere.

  • 31/07/20 à 10:23
  • Mise à jour à 10:36

SOURCE:  Le Journal du Médecin