Jamais 3 sans 4 pour le ministre Fitzgibbon – Journal de Québec

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C’est du jamais vu! La commissaire à l’éthique, Ariane Mignolet, s’apprête à déclencher une quatrième enquête en deux ans sur la situation financière du ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon. On lui reproche d’être actionnaire de deux entreprises qui transigent avec le gouvernement, une infraction à l’article 46 du code d’éthique.

L’éthique est à géométrie variable pour le gouvernement caquiste. Lorsque la CAQ était dans l’opposition, François Legault et ses sbires, dont Éric Caire, étaient les premiers à déchirer leurs chemises pour dénoncer la moindre petite chose qu’ils considéraient toujours comme un scandale. 

 
Mais Pierre Fitzgibbon, c’est de toute évidence un chum, et le premier ministre est prêt à en faire beaucoup pour l’accommoder. Au début du mois, le gouvernement a adopté un décret pour que les dossiers de demande d’aide financière des entreprises du ministre de l’Économie soient réacheminés au Conseil du Trésor pour un examen supplémentaire.
 
Pourtant, en 2008, lorsque François Legault était au Parti québécois, son caucus avait farouchement réclamé que le ministre libéral Pierre Arcand se départisse de ses parts dans sa compagnie d’affichage Métromédia Plus, même si, à ce moment-là, le code d’éthique et de déontologie n’avait pas encore été adopté à l’unanimité à l’Assemblée nationale.
 
Mais pour éviter toute apparence de conflit d’intérêts, Pierre Arcand avait quand même décidé de vendre ses parts sans attendre d’avoir le prix qu’il aurait souhaité.

La différence, c’est que Pierre Fitzgibbon savait à quoi s’attendre lorsqu’il s’est lancé en politique en 2018, les règles étaient claires. Pour les assouplir, il faudrait l’accord de l’ensemble des députés, ce qui serait plutôt surprenant dans le contexte actuel. 

Si la 4e enquête démontre que le ministre est toujours délinquant, la commissaire à l’éthique va-t-elle sévir? Ariane Mignolet a déjà mentionné qu’il n’y aurait pas de passe-droit, mais ça fait plus de deux ans qu’elle tolère la situation. Et maintenant qu’il est au pouvoir, ces questions d’éthiques et de déontologie ne semblent plus ébranler autant François Legault et son équipe. Comme les temps changent…

SOURCE: LE JOURNAL DE QUEBEC