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Troubles menstruels après la vaccination anti-Covid : «Les femmes ont des questions, notre rôle est d’y répondre» – LE PARISIEN

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L’Agence nationale du médicament prend très au sérieux les quelque 11000 témoignages de femmes évoquant des anomalies dans le cycle de leurs règles après avoir reçu une dose de vaccin. Même si aucun lien direct n’est établi, l’organisme tente de répondre aux inquiétudes.

Le 25 juin 2022 à 18h52

Une jeune femme décrit des règles qui ont duré presque un mois. Une autre, des saignements « dix fois plus abondants ». Une maman, des douleurs au bas-ventre si prononcées qu’elle a eu l’impression de revivre son accouchement. Sur les réseaux sociaux, rassemblés par le collectif « Où est mon cycle ? », les témoignages de femmes rapportant des troubles menstruels après avoir reçu le vaccin de Pfizer ou de Moderna contre le Covid-19 pleuvent. Ils complètent et/ou se rajoutent aux près de 11 000 déclarations de ce type déjà enregistrées « officiellement » par les centres de pharmacovigilance en France. Dans celles-ci, la plupart des événements rapportés sont médicalement « non graves » et réversibles.

Saignements trop longs ou au contraire absents pendant plusieurs mois, douleurs pelviennes et abdominales, réactivation des symptômes de l’endométriose… Effet du sérum ou réactogénicité (réaction comme de la fièvre ou des nausées provoquée par la vaccination et qui pourrait influer sur les hormones), que se passe-t-il ? Pour l’heure, le Comité de pharmacovigilance de l’Agence européenne du médicament n’a pas pu établir de lien entre les vaccins à ARN et les différentes anomalies relevées, mais Christelle Ratignier-Carbonneil, directrice générale de l’Agence du médicament en France (ANSM) , ne fait pas le dos rond.

« Continuer à investiguer pour comprendre ce qui se passe »

Celle-ci vient de réunir associations de patientes, collectifs, collèges de gynécologie ou de sages-femmes, etc. Et publie ce jeudi une série de conseils. « Il y a une préoccupation des femmes, il faut la prendre en compte et ne pas les laisser seules face aux troubles qu’elles ressentent », nous assure-t-elle.